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jeudi 26 mars 2015

No Merci, Thorsten Gimmler et les Stranglers




No Merci est un jeu tout à fait hors du commun, facile et pervers. Il a été créé par Thorsten Gimmler et est paru en 2004. Il se compose de trente-trois cartes numérotées de 3 à 35, et de jetons qui représentent des sous.
Le but du jeu est simple : éviter de marquer des points !
Le déroulement d’une partie est encore plus « rudimentaire ». Une carte est posée au centre de la table. Soit vous la prenez, et c’est gratuit. Soit vous laissez une pièce pour indiquer que vous la refusez, et on passe au joueur suivant.



Une photo de Mikko Saari sur BGG
Pourquoi refuser une carte, si on peut l'avoir gratuitement ? Parce qu’en fin de partie, elle vous rapporte sa valeur en points négatifs ! Par exemple, la funeste carte 35 alourdit votre score de 35 points négatifs ! Malheureusement, il arrive assez fréquemment que vous n’ayez plus de sous, et que vous soyez contraint de prendre la carte en jeu.


Une photo de Dennis sur BGG
La bonne nouvelle, c’est que si des sous sont posés sur une carte que vous ramassez, vous les empochez tous. Les sous que vous parvenez à conserver constituent des points positifs pour le décompte de fin de partie.
La seconde bonne nouvelle, c'est que si vous constituez une série (par exemple 12 ; 13 ; 14 ; 15), seule la plus petite valeur est prise en compte. Au lieu de marquer 54 points négatifs, vous n'en aurez « que » 12.

Petite subtilité, en début de partie, on écarte, sans les regarder, neuf cartes du paquet. Imaginez que vous possédiez deux séries, par exemple 5 ; 6 ; 7 ; 8 ; 9 et, de l’autre côté 11 ; 12 ; 13. Il vous faut impérativement le 10, pour marquer 5 points négatifs, au lieu de 16 (5 + 11). Mais le 10 est-il toujours dans le paquet ? Réussirez-vous à l’obtenir ou quelqu’un va-t-il s’en emparer pour faire plonger votre score ?


Une photo de Ronster Zero sur BGG

No Merci est un jeu ultra simple et très original. Un jeu méchant et minimal, pour un plaisir maximal (âmes sensibles, s'abstenir). Il a porté divers noms selon les pays où il a été édité, mais c’est sous le titre de No Mercy, avec une légère fantaisie orthographique, que les Stranglers ont voulu lui rendre hommage. Le célèbre groupe britannique a en effet décidé de chanter les louanges du jeu dès 1984, soit vingt ans avant sa sortie effective ! Jugez-en par vous-même :




C'est chouette, la vie de joueuse !


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