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mardi 26 juillet 2016

Holidays, par Leo Colovini et Michel Polnareff


Holidays est sorti pour la première fois en 2005. Il a été créé par un des plus grands maestros du jeu : Leo Colovini. La boîte contient cent dix cartes représentant soit des destinations, communes à tous les joueurs, soit des vacanciers – hommes, femmes, enfants portant des valeurs de 3 à 8. Pour gagner, il faut marquer 100 points, en envoyant les vacanciers les plus rentables (les cartes les plus fortes) à la destination choisie – et acceptée par tous les joueurs.


En début de partie, on distribue à chaque joueur ses cinq cartes de Destination, ainsi que six cartes Vacancier face cachée. Sur la table, on constitue un pot commun en empilant deux cartes cachées, et une face visible. Ce pot commun va augmenter au fur et à mesure de la partie, et c’est lui que le gagnant raflera en fin de manche.
Le premier joueur propose une destination. Les autres peuvent soit l’accepter, soit proposer une de leurs propres destinations (y compris la même !). Lorsqu’on propose une destination, on doit se défausser d’une carte dans le pot commun.
Si tous les joueurs acceptent la destination, y compris celui qui l’a proposée (!), ils peuvent abattre leurs combinaisons de cartes. Elles doivent bien entendu correspondre à la destination demandée (par exemple, pour la destination Ibiza, il ne faut poser que des hommes ou que des femmes). On additionne les points indiqués sur les cartes. Celui qui en a le plus remporte le pot commun. Là encore, on additionne les points indiqués, et on arrondit à la dizaine inférieure. Si vous totalisez 44 points, vous n’en marquez que 40 (*).




On pourrait reprocher beaucoup de choses à Holidays. Il n’est ni facile à expliquer, ni évident à comprendre. Les premières manches manquent souvent de fluidité, tant la mécanique est retorse. Au fur et à mesure du jeu, vous épurez votre combinaison de cartes. Mais ce faisant, vous vous dépouillez de celles qui pourraient vous être si précieuses lors le comptage final. Pire, vous alimentez le pot commun que vous n’avez aucune garantie de remporter. Dans ce sens, et malgré ses dessins humoristiques et enfantins, le jeu n’est pas à réserver à tout public. Et pourtant, Holidays saura vous récompenser des efforts que vous aurez bien voulu lui accorder. Les parties engendrent une tension terrible, des dilemmes déchirants et une jubilation sans égale lorsque, enfin, vous parvenez à remporter ce fameux pot commun tant convoité.

D’ailleurs, c’est bien simple, Holidays, c’est tellement bien que Michel Polnareff a commencé à en chanter les louanges dès 1972, soit trente-trois ans avant la sortie officielle du jeu (qui n’en méritait pas moins). 




Été comme hiver, on a toujours besoin d’Holidays.
C’est chouette, la vie de vacancière !



(*) Pour consulter l’intégralité des règles, en condensé et gratuitement, rendez-vous sur l’excellent site PoufPafPastèque ! ► ici



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4 commentaires:

  1. J'ai eu il y a peu l'occasion de tester plusieurs petits jeux apéro, un format sur lequel je reste plutôt insensible, et c'est vrai qu'à doses homéopathiques, ce n'est pas désagréable. Il me semble avoir vu celui-ci pour une petite poignée d'euros il y a peu.

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    1. J'ose à peine le dire, j'ai trouvé mon exemplaire à 0,50 € sur un vide-greniers. Les gens n'avaient pas réussi à y jouer, ils étaient très contents de s'en débarrasser (si ça se trouve, j'aurais même pu négocier !). Mais maintenant que je l'ai, je ne le revendrai pour rien au monde, j'adore ce jeu ! :)

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  2. Mais mais, il a l'air très bien ce jeu, hop sous le radar !!

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    1. Attention, si on est un peu dérouté au début, c'est normal :)
      En tout cas, il faudra revenir nous en dire des nouvelles ! ;)

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