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vendredi 17 juin 2016

Nottingham, par Uwe Rosenberg et Hellions





Nottingham est une création d’Uwe Rosenberg parue en 2006. Le jeu est constitué de cartes représentant une action et des marchandises. Pour gagner, il faut marquer le plus de points possible en livrant au moins trois articles identiques, sans se faire détrousser par les brigands cachés dans la forêt ! On peut aussi réaliser des missions spéciales, par exemple livrer sept articles différents, qui permettent de gagner un bonus.


À chaque tour, on pioche une carte qu’on montre aux autres joueurs. On peut soit la garder en main pour plus tard, soit l’utiliser immédiatement pour attaquer les adversaires.
À chaque fois qu’une livraison est effectuée, on déplace le shérif dans la forêt. S’il arrive sur une case 8, par exemple, tous les joueurs qui ont entre zéro et huit marchandises en main repiochent une carte.



Nottingham est un jeu classique, qui ne présente ni difficulté, ni mécanisme révolutionnaire. Il a cependant une particularité assez rare : c’est un jeu gentil, très gentil ! Vous attaquez un adversaire ? Vous lui laissez une carte en dédommagement. Vous parez une attaque ? Vous devez donner une carte votre assaillant. Le shérif se trouve sur votre chemin ? Il est bien possible qu’il vous laisse un petit cadeau au passage !
Les parties ne sont pas facilitées pour autant, et les scores souvent très serrés. Nottingham est indiqué pour trois à sept joueurs, mais il peut assez bien se pratiquer à deux. Les illustrations limpides et amusantes de Christof Tisch rendent les actions intuitives. Le jeu est simple et permet de passer un agréable moment à… se tirer dans les pattes !

D’ailleurs, c’est bien simple, Nottingham, c’est tellement bien que le groupe californien Hellions lui a consacré une chanson entière en 2015 (attention, oreilles sensibles, s’abstenir !) :




C’est chouette d’être joueuse dans la forêt de Nottingham !
D’ailleurs, il semblerait que je ne sois pas la seule à avoir compris l'intérêt de cette boîte de jeu ;)





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2 commentaires:

  1. Un jeu gentil? Ah mais quelle horreur!
    Je l'avais repéré celui-ci, pour faire des démos avec des jeunes, mais maintenant je ne joue qu'avec des vieux de trente ans :-)

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  2. Ça peut effectivement être un bon "jeu d'initiation". Il faut faire des choix en permanence. Quelle matière privilégier ? Thésauriser ou attaquer ? Et attaquer... de quelle façon ? En volant un adversaire, est-ce que je ne l'aide pas trop en lui laissant une carte ?
    Mais c'est un jeu gentil, donc. On ne se fait pas d'ennemis à vie, comme à certains autres jeux. Au contraire, on se fait attaquer de façon tellement outrancière que ça en devient drôle ;)

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